Sri Lanka : déferlement du tsunami – rapport préalable (décembre 2004)

Au Sri Lanka, puisque c’est sur ce pays que notre association a décidé de porter sa modeste contribution, le bilan est de 30.957 morts et 5.637 disparus. Une partie de ces derniers a certainement été enterrée à la hâte et les victimes n’ont jamais été identifiées.

A ce jour, les Sri Lankais attendent toujours et encore de l’aide. Le bilan des pertes humaines est le deuxième après celui de l’Indonésie. Et en particulier dans la région de Galle.

Un mois après, le vent a fini par disperser l’odeur écœurante des cadavres, mais les vivants sont loin d’être au bout de leurs peines. Ils sont des milliers à contempler, hébétés, les décombres de leur maison, ne survivant que grâce à la solidarité des villageois et des repas donnés par des organisations d’aide internationale. La plupart d’entre eux ont reçu la visite des fonctionnaires de Colombo, mais depuis, pratiquement rien.

Les sinistrés n’ont aucune idée de quand les travaux de reconstruction vont réellement commencer. Tous savent pourtant qu’ils ont fait l’objet d’une solidarité internationale sans précédent et attendent impatiemment de voir sa concrétisation sur le terrain.

«En réalité, il faudrait nous donner directement cet argent, sans que cela transite par Colombo. En quatre semaines, le gouvernement n’a rien fait pour nous. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes». C’est le ressenti de beaucoup de sinistrés. D’autres, plus ou moins épargnés par le raz-de-marée, attendent avec impatience le retour des touristes.