La mission exploratoire menée en avril dernier dans la région de Bouaké a attesté de la nécessité d’approfondir les connaissances de terrain, afin de mieux adapter les solutions proposées aux besoins et aux usages des populations bénéficiaires, en partenariat avec celles-ci, et ainsi garantir la pérennité des actions menées sur place.

Une vaste enquête suivie d’une cartographie réaliste

Une enquête portant tout à la fois sur des éléments techniques (ressources disponibles, qualité de l’eau de boisson dans les points d’eau, infrastructures existantes, besoins en infrastructures, gestion et entretien des infrastructures) mais aussi socioanthropologiques (relation à l’eau, et notamment à l’eau de boisson, rapports sociaux autour des points d’eau, marchandisation de l’eau, fonctionnement des groupes chargés de l’entretien des infrastructures…) sera un outil pertinent pour améliorer l’accès à l’eau potable de manière pérenne.

A terme, cette enquête permettra d’établir une cartographie des besoins en eau et assainissement, selon des critères techniques et sociaux, pour la ville de Bouaké, le département, et si possible l’ensemble de la région du Gbêkê où la situation est sérieuse.

Analyse de l’eau de forage de Minakro

La mobilisation d’experts sur place

Deux experts seront mobilisés sur place pour superviser cette enquête, qui sera aussi menée en partenariat avec le laboratoire Ville Société Territoire, de l’Université Alassane Ouattara. Il s’agit de Doba Soro, docteur en anthropologie, spécialiste des questions d’accès à l’eau, et Oscar Brou, ingénieur en eau et assainissement. Le suivi quotidien sera assuré par Urgence Eau Côte d’Ivoire.

Une campagne de crowdfunding va être lancée sur Leetchi afin de financer une partie de cette mission.

Le démarrage de cette enquête est prévu pour septembre 2018, et devrait durer 9 à 10 mois.